mercredi 30 octobre 2013

Ma suppléance de cet avant-midi s'est plutôt bien passée, sauf un petit incident. Je remplaçais une enseignante de 5e année à St-Gabriel-de-Brandon.

Alors que j'attendais le silence dans le rang pour aller dîner, une bagarre a éclaté entre deux garçons. J'ai aussitôt demandé à un élève d'aller chercher la T.E.S. Ensuite, j'ai demandé à mes élèves de sortir calmement de la classe et d'aller dîner. Comme l'élève instigateur (élève A) de la bagarre retenait l'autre (Élève B) par le cou et que la T.E.S n'arrivait pas, je devais les séparer. Avant de tenter toute chose, j'ai levé le ton et j'ai dit : « Tu le lâches immédiatement ». Surpris, l'élève A a lâché prise un instant. Alors, j'ai dit à l'élève B de se dépêcher et d'aller chez la T.E.S. Évidemment, l'élève A a couru pour le rattraper. Je les ai suivis jusqu'au bureau de la T.E.S où j'ai pu lui expliquer la situation.


Je ne vois pas ce que j'aurais pu faire d'autre étant donné que je ne voulais pas intervenir physiquement entre les deux garçons. Je n'ai aucune idée de l'élément déclencheur de la bagarre, tout s'était bien passé avant cet événement.



Qu'auriez-vous fait?

Qu'est-ce que j'aurais pu faire si l'élève A n'avait pas lâché l'élève B quand j'ai élevé la voix ?
Il est toujours délicat d'intervenir physiquement surtout lorsque nous sommes seuls.

Compte rendu de ma rencontre avec Christine Lebel

Ma rencontre avec Christine Lebel fut plutôt rapide, nous n'avons pas eu la chance d'analyser en profondeur chacune des stratégies que nous avions proposées.Cependant, elle m'a mentionné qu'il n'y a pas de stratégies « magiques » et que plusieurs choix s'offrent à nous. Voici les différents commentaires retenus concernant chacun des comportements inappropriés choisis.

Opposition aux consignes :

Madame Lebel a mentionné qu'il fallait expliquer clairement que nous ne parlions pas d'un trouble d'opposition, mais bien d'une opposition aux consignes que plusieurs élèves peuvent vivre à des moments particuliers de leur parcours scolaire. De plus, elle a dit que nous devions nuancer les signes observables de ce comportement puisqu'ils peuvent être très différents d'un enfant à l'autre. Aussi, elle a avoué qu'elle ne connaissait pas la technique du « disque brisé » , mais, une fois que je lui ai expliqué, elle a mentionné que c'était un bon moyen de ne pas entrer dans l'argumentation de l'enfant. Par contre, il est nécessaire de laisser le temps à l'élève de faire ce qu'on lui demande avant de lui répéter la consigne.

Conflit entre pairs :

J'ai présenté rapidement le modèle de résolution de conflit en arc-en-ciel à l'enseignante. Elle a trouvé que c'était un bon modèle pour les élèves du préscolaire et du premier cycle. En fait, c'est un modèle parmi tant d'autres, il est possible d'être créatif et de créer notre propre modèle pourvu qu'il permette aux élèves d'être plus autonomes dans la résolution de leurs conflits.

Contrôle inapproprié des autres élèves :

Christine Lebel m'a expliqué qu'en présence d'un élève qui est « boss de bécosse », il est primordial de cibler la cause de ce comportement. Ensuite, il faut absolument expliquer à l'élève qu'intervenir auprès des autres est une tâche se rapportant à notre rôle d'enseignant et non à son rôle d'élève. Rencontrer l'élève individuellement est donc la première étape à réaliser lorsqu'on s’aperçoit qu'un élève a ce type de comportement.

Bavardage :

Selon Christine Lebel, l'essentiel est effectivement d'établir des règles de vie en classe et d'y faire référence aussitôt qu'un comportement dévie de celle-ci.


Bref, cette rencontre nous a permis de faire quelques ajustements nécessaires. De plus, elle a mentionné que si nous avions d'autres questions, nous pourrions les poser en classe pour faire bénéficier les autres étudiants de la réponse.